Fibre Excellence en redressement judiciaire, FO appelle l’État à la rescousse

Les articles de L’InFO militante par Clarisse Josselin, L’inFO militante

Fibre Excellence, qui produit de la pâte à papier et de l’électricité sur ses deux sites de Tarascon et Saint-Gaudens, a été placée en redressement judiciaire le 27 avril par le tribunal de commerce de Toulouse. FO en appelle au gouvernement pour sauver les usines et les emplois.

Nous vivons un ascenseur émotionnel, nous sommes toujours dans l’expectative , déplore FO, premier syndicat au sein de l’usine Fibre Excellence de Tarascon, dans les Bouches-du Rhône. Le site, comme celui de Saint-Gaudens en Haute-Garonne, vient à nouveau d’être mis à l’arrêt, faute de trésorerie. Les salariés pourraient prochainement se retrouver en activité partielle.

L’entreprise, en difficulté financière depuis plusieurs mois en raison notamment d’une hausse de ses coûts de production, a été placée en redressement judiciaire le 27 avril par le tribunal de commerce de Toulouse. La mesure est assortie d’une période d’observation de six mois. Mais nous aurons une audience sur la situation économique de l’entreprise dès le 3 juin, avec un délibéré rendu le 17 juin. Nous sommes toujours sous la menace d’une liquidation. Nous avons donc moins de quarante-cinq jours pour trouver des solutions afin d’assurer la continuité de l’activité , poursuit le syndicat. Et sauver ainsi les quelque 700 emplois directs et les milliers d’emplois indirects créés par Fibre Excellence.

FO a écrit au Premier ministre

Le 24 avril, trois leaders syndicaux, dont le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot, ont écrit au Premier ministre ainsi qu’aux ministres de l’Économie et de l’Industrie pour demander la tenue d’une table ronde associant l’ensemble des acteurs du dossier. Ils estiment que l’État doit prendre toute sa part dans le sauvetage de Fibre Excellence et demandent au gouvernement de créer toutes les conditions d’une reprise porteuse d’avenir . Cela passe notamment par des mesures sur la tarification de l’énergie et une aide financière immédiate de 20 millions d’euros pour écarter la menace d’une liquidation, l’entreprise étant déjà en cessation de paiement.

En parallèle, les syndicats, dont FO, ont rencontré le 27 avril la conseillère pour l’industrie du chef de l’État. Elle n’a pas été en capacité de nous donner des informations. Et pour l’instant, aucun repreneur ne s’est manifesté. Le dossier est désormais entre les mains du gouvernement , analyse le syndicat.

Clarisse Josselin Journaliste à L’inFO militante

L’inFO militante Le bimensuel de la Confédération