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La crise du logement s’aggrave

Economie par Clarisse Josselin, L’inFO militante

« 2 025, une année noire sur le logement  », a alerté début février, en présentant son 31 e rapport annuel, la Fondation pour le logement des défavorisés. Elle estime à 4,2 millions le nombre de personnes sans logement ou mal logées, hébergées par un tiers, habitant un logement vétuste, surpeuplé…

La liste d’attente pour un logement social atteint un niveau inédit. Fin 2024, on estimait à près de 2,8 millions les demandes non encore pourvues, selon l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui fédère les bailleurs sociaux. Avec 385000 logements attribués en 2024, seule une demande sur sept a été honorée. Ce déséquilibre touche tout le territoire, y compris là où il y a peu de tension sur le logement.

Un nouveau dispositif fiscal type Pinel

Le parc locatif privé est quant à lui victime de pénurie. Fin janvier, pour sortir de la crise, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé un plan global dit « Relance logement ». Son objectif, que deux millions de logements soient construits d’ici à 2030, soit 400000 par an (contre 272000 mises en chantier d’octobre 2024 à septembre 2025). Il prévoit la construction de 125000 logements sociaux dès 2026, grâce à une réduction des prélèvements sur les bailleurs sociaux.

Un nouveau dispositif d’incitation fiscale à l’investissement locatif à destination des particuliers va aussi être lancé, du nom de l’actuel ministre du Logement, Vincent Jeanbrun. Il prendra la suite du dispositif Pinel, stoppé fin 2024, notamment en raison de son coût élevé pour les finances publiques : plus de 7 milliards d’euros cumulés en dix ans, selon la Cour des comptes.

Clarisse Josselin Journaliste à L’inFO militante

L’inFO militante Le bimensuel de la Confédération