L’éditorial du Secrétaire général

Liberté, égalité, fraternité, laïcité et république sociale

, Jean-Claude Mailly

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Les citoyen(ne)s se sont prononcé(e)s à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle. Seront donc en lice au second tour Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

À différentes reprises, j’ai expliqué que cette présidentielle revêtait un caractère inédit, relevant d’une crise politique :

  • Des primaires qui non seulement ont allongé la campagne, mais ont démontré qu’elles correspondaient surtout à un affaiblissement des partis habitués à l’alternance. Ils en sont les premiers responsables.
  • Une élimination des représentants de ces partis au premier tour de la présidentielle.
  • Un renoncement du président sortant à se représenter.

À n’en pas douter, le résultat de ce premier tour montre plusieurs choses :

  • Comme nous ne cessons de le dire depuis plusieurs années, l’austérité a et a eu des effets suicidaires socialement, économiquement et démocratiquement.
  • Les meilleurs scores sont allés aux candidats se présentant ou plutôt apparaissant comme hors système, souvent à tort.
  • L’analyse des votes montre une double fracture, sociale et géographique.

Bien entendu, comme annoncé depuis plusieurs mois, Force Ouvrière ne donne aucune consigne de vote. Mais nous rappellerons fermement et publiquement nos positions et revendications, seuls ou avec d’autres, notamment à l’occasion du 1er Mai.

En particulier :

  • notre rejet de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme ;
  • notre exigence de mettre fin, aux plans européen et national, aux politiques d’austérité ;
  • notre volonté de préserver et renforcer le service public républicain ;
  • notre rejet de la loi Travail et de son amplification ;
  • Notre attachement à la hiérarchie des normes en matière de négociation collective et au paritarisme.

Sans oublier la protection sociale collective ou la nécessité d’une réforme fiscale guidée par la justice et l’équité.

Liberté, égalité, fraternité, laïcité et république sociale.

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Éphéméride

25 mai 1871

Mort de Charles Delescluze, journaliste et révolutionnaire français
Passionné de la liberté et de la justice, il participa à la révolution de 1830 et fut un des animateurs de la société secrète des « Droits de l’Homme ». Dès le début de la Révolution de 1848, il fut nommé commissaire du gouvernement dans le Nord et le Pas-de-Calais. Il lança en mai 1848 un quotidien : La (...)

Passionné de la liberté et de la justice, il participa à la révolution de 1830 et fut un des animateurs de la société secrète des « Droits de l’Homme ». Dès le début de la Révolution de 1848, il fut nommé commissaire du gouvernement dans le Nord et le Pas-de-Calais. Il lança en mai 1848 un quotidien : La Révolution démocratique et sociale où il attaquait avec virulence la politique réactionnaire de Louis-Napoléon et de Cavaignac. Delescluze fut, à la suite de sa courageuse campagne de presse, condamné et déporté à Cayenne. Après son amnistie, il créa Le Réveil, porte-drapeau de la démocratie socialiste. Au lendemain de la chute de l’Empire, il est député à l’Assemblée nationale et, le 26 mars 1871, élu à la Commune de Paris, où il joua un rôle de premier plan.