Communiqué de FO

Prolongation du Contrat de Sécurisation Professionnelle : des résultats à conforter dans la durée

, Michel Beaugas, Pascal Pavageau

Recommander cette page

Le 31 mai dernier, a été ouvert à la signature un avenant prorogeant d’un an – soit jusqu’au 31 juin 2019 – la convention relative au Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP). Force Ouvrière sera signataire de cet avenant au regard de l’amélioration du dispositif depuis sa création en 2011 et de ses résultats plutôt encourageants.

Bénéficiant à environ 600 000 personnes au troisième trimestre 2017, il vise à sécuriser les parcours professionnels des licenciés pour motif économique, en renforçant l’accompagnement et l’aide à la reprise d’emploi. Entre 2014 et 2016, le taux de persistance au chômage un an après l’entrée dans le dispositif est passé de 80% à 65%. Les bénéficiaires en sortent ainsi plus rapidement : au bout de 9 mois et demi en moyenne, contre un peu plus de 10 mois et demi auparavant.

Ces constats, s’ils sont positifs, demandent à être confortés dans la durée et impliquent pour Force Ouvrière un suivi régulier et des données précises quant à la mise en œuvre du contrat de sécurisation professionnelle. Nous continuons par ailleurs à défendre une amélioration constante du dispositif, pour qu’il soit synonyme d’une véritable sécurisation pour les travailleurs bénéficiaires, en leur garantissant un retour rapide à un emploi durable et de qualité.

A propos de cet article

Sur les auteurs

Pascal Pavageau

SECRETARIAT GENERAL


Marche générale de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière
Organisation dont les Outre-mer
Représentation de la Confédération et expression publique
Relations internationales
Responsable du dialogue social, des relations avec le personnel de la Confédération et des Ressources Humaines
Union Confédérale des Retraités (UCR)


Envoyer un message à Pascal Pavageau

Michel Beaugas

DEPARTEMENT DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE


Assurance chômage
Formation professionnelle continue
Politiques de l’Emploi
Travail temporaire & Travail saisonnier


Envoyer un message à Michel Beaugas

Sur le même sujet

Vidéos sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Communiqués

Abonnez-vous à la lettre d’information « Communiqués de Force Ouvrière »

Éphéméride

15 août 1944

Déportation de Maurice Harmel
Force Ouvrière n°26, daté du jeudi 20 juin 1946 Une plume plus qualifiée que la mienne devrait ici rendre hommage à notre camarade Maurice Harmel, mort au camp de Buchenwald. Cependant, je l’ai lu assez souvent pour me permettre de saisir l’occasion de saluer une nouvelle fois sa mémoire, cette (...)

Force Ouvrière n°26, daté du jeudi 20 juin 1946

Une plume plus qualifiée que la mienne devrait ici rendre hommage à notre camarade Maurice Harmel, mort au camp de Buchenwald. Cependant, je l’ai lu assez souvent pour me permettre de saisir l’occasion de saluer une nouvelle fois sa mémoire, cette mémoire restée si vivante dans l’esprit des journalistes du travail et dans celui aussi des militants syndicalistes. Eugène Morel, qui fut son compagnon inséparable, ne manque jamais de rappeler des souvenirs communs, puisant dans une foule d’anecdotes tantôt drôles, tantôt tragiques.

Maurice Harmel fut le premier secrétaire général du Syndicat national confédéré des journalistes, mais comme professionnel tout le monde doit se rappeler la longue et brillante carrière de cet homme qui voua sa vie à l’étude des problèmes du monde moderne. Harmel se passionnait à la défense de la justice sociale, il y consacra le meilleur de lui-même et sa vie. Il faut remonter la longue série d’articles qu’il donna au Peuple pour y découvrir la trame d’une clairvoyance que le événements ne devaient que trop confirmer. C’est sans doute à son désintéressement total que l’homme dut de ne pas errer.

Sous l’Occupation, notre camarade comprit toute la valeur des publications clandestines. Il fut un des principaux rédacteurs de Libération-Nord. Mais, à Force Ouvrière, un titre particulier demeure attaché à son nom. Notre journal est la continuation de Résistance Ouvrière et Maurice Harmel consacra la plus grande partie de son temps à la rédaction et au travail de parution de cet organe clandestin, auquel Saillant et Bothereau collaboraient régulièrement. C’est cette équipe de trois hommes qui fonda, dans les pires moments, Résistance Ouvrière, auquel succède Force Ouvrière, et le nom d’Harmel ne sera oublié de personne d’entre nous.

Nous y revenons aujourd’hui parce que le gouvernement provisoire vient de citer Louis-Antoine Thomas, dit Maurice Harmel, à l’ordre du jour de la Nation.

Maurice Harmel, déporté le 15 août 1944 et mort au début de 1945 dans un kommando de Buchenwald, garda jusqu’au bout un optimisme fondamental en dépit des critiques qu’il adressait aux responsables.

Sa fille, tout inspirée de lui, avec qui je bavardais tout à l’heure, me disait cependant que Maurice Harmel plaçait un autre espoir dans la terrible leçon. Lui aussi serait bien étonné du tour que prennent les choses.

Après avoir prévu et dénoncé tant et tant d’erreurs, il voulait croire à l’efficacité des épreuves. Le gouvernement vient de reconnaître officiellement les mérites d’une vie et d’une mort. Officiellement aussi, ces vies et ces morts doivent conserver une valeur de méditation dont le présent semble avoir bien besoin.
_