Communiqué de la FEC-FO - Section Fédérale du Commerce

Qui payera la fracture Macron ?

, Employés et Cadres

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© Solange Gautier / FO Hebdo

Fracture sociale, fracture au sein de la majorité, le Ministre de l’économie s’en est fait une spécialité.

Le plan d’austérité et son projet de loi fourretout a su mobiliser ces derniers jours. A Conforama, Darty, des militants FO avec d’autres organisations syndicales ont dit non au travail du dimanche. Tout comme les 8 000 manifestants regroupés place Vauban ce 16 décembre.

La section fédérale du Commerce de la FEC FO est satisfaite de cette combativité et du discours du Secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly et en particulier le passage suivant :

« Qui peut croire sérieusement un seul instant … qu’élargir le travail le dimanche ou le soir créera de l’emploi et émancipera les salariés ? …

… Et que penser du projet de loi de M. Macron, un projet de loi mêle tout qui contient des dispositions socialement inacceptables et dont le Conseil d’État déplore l’absence sérieuse d’étude d’impact. Ce n’est pas un projet de progrès et de liberté mais de régression et de libéralisme !

C’est notamment le cas s’agissant du travail le dimanche. Penser un seul instant que cela créera de nombreux emplois relève de l’aveuglement et de l’idéologie. Non seulement le pouvoir d’achat n’est pas extensible en fonction des heures d’ouverture, mais un magasin crée éventuellement de l’emploi si ses concurrents sont fermés. Cela s’appelle capter la clientèle.

Dans le projet de loi en discussion, non seulement on passerait de 5 à 12 dimanches par an, mais on passerait de dérogations sectorielles – condamnés par le BIT – à des dérogations géographiques aux contours aussi flous que la réforme territoriale. Et le projet en cours n’est toujours pas, selon nous, conforme à la convention 106 de l’Organisation Internationale du Travail.

Au final, ce serait une marche de plus vers la banalisation et un frein à l’émancipation et à la vie privée.

Dire, par ailleurs, qu’il doit y avoir compensation pour les salariés sans fixer le plancher cela risque de s’appeler de la compensation virtuelle oua minima.

Quant au volontariat, qui peut penser qu’on est libre de refuser quand on cherche un travail ?

Il faut franchement vivre en dehors du temps et de l’espace, hors de la vie de tous les jours, pour prôner l’extension du travail du dimanche.

Ce projet de loi qui risque d’agir comme une bombe à fragmentation… ».

Cette mobilisation et ce discours démontrent l’unité au sein de notre organisation pour défendre le Repos Dominical et les intérêts des salariés.

La crise du capitalisme, nous ne voulons pas en payer la facture. Nous refusons le plan d’austérité.

Voir en ligne : Fédération des Employés et Cadres FO - Site internet

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Employés et Cadres

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