Services publics de proximité : une cote d’amour au plus haut

Enquête par Valérie Forgeront, journaliste L’inFO militante

Par Jean-Louis VenetTravail personnel, CC BY-SA 4.0

Une enquête d’opinion menée à la mi-février confirme l’attachement des citoyens à leurs services publics locaux et de proximité. Une large majorité souhaite leur maintien et même leur développement.

Il est utile aujourd’hui, utile demain… A lui seul ce slogan qui encadre l’enquête d’opinion sur le service public de proximité publiée le 15 mars et réalisée sous la houlette du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) traduit l’attachement des usagers aux services publics de proximité et aux services publics locaux.

Ces services englobent l’État-civil, l’urbanisme, la sécurité et la prévention (police municipale, pompiers…), les services pour les personnes âgées et dépendantes, les services pour la petite enfance (crèches municipales…), ceux d’aides à l’Emploi et à l’insertion professionnelle... L’enquête révèle que 69% des personnes interrogées sont attachées à cette panoplie de services que 58% utilisent régulièrement. 67% les jugent de qualité, 62% les estiment efficaces et en adéquation avec les besoins.

Le refus d’un transfert au privé

Les services de propreté et de sécurité sont les préférés des usagers. La bonne image des pompiers s’élève à elle seule à 96%. Plus largement et selon les domaines, les usagers sont entre 85% et 95% à juger les services utiles. La cote d’amour des agents publics semble être liée à leur degré d’éloignement.

En effet, si 75% des personnes interrogées ont une bonne image des agents de leur commune, seulement 67% ont une bonne image de ceux travaillant à l’intercommunalité, 60% concernant les agents du conseil départemental et 59% pour ceux du conseil régional. Entre 62% et 83% des personnes estiment toutefois que les agents dans leur ensemble sont efficaces, compétents, utiles et ont le sens du service.

Dans un contexte de fragilité financière de collectivités locales mises à la diète par l’État qui réduit le montant de ses dotations, 84% des personnes interrogées souhaitent le maintien ou développement de l’offre de services. En majorité, elles n’accepteraient pas pour autant de payer davantage d’impôts locaux. Signe encore de l’attachement des usagers à ces services publics locaux, 70% des personnes interrogées (4 047 personnes dans huit régions) s’opposent au transfert intégral de la gestion de ces services au secteur privé.

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