Le chiffre

30 milliards d’euros

, Michel Pourcelot

Recommander cette page

© Pierre GLEIZES/REA

La protection sociale va être saignée de 30 milliards en cinq ans, selon la loi de programmation des finances publiques (LPFP) du 22 janvier 2018. Cible : ce que l’on appelle les administrations de sécurité sociale obligatoire (ASSO), dont le périmètre recouvre les dépenses de Sécurité sociale, de chômage, de retraite complémentaire, les budgets des hôpitaux ou encore Pôle emploi, comme dénoncé par le congrès de Force Ouvrière à Lille en avril 2018.

La Sécu est en première ligne. Dans cette LPFP 2018-2022, il est ainsi écrit : la modération des dépenses des branches vieillesse et maladie contribuera à l’objectif global de redressement des finances publiques. Le tout s’imprime au scalpel dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS 2019), récemment dévoilé. Affaiblie par la suppression de cotisations, la Sécu va devoir respecter les contraintes du moule : baisse de 3 points de PIB des dépenses publiques, de 1 point de PIB des prélèvements obligatoires, et de 5 points de PIB de l’endettement public.