Le mot

Consommation. A usages multiples…

, Michel Pourcelot

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© Jean-Claude MOSCHETTI/REA

En France consommer avec modération nuit à l’économie, le principal moteur de la croissance hexagonale n’étant autre que la consommation (de biens mais aussi de services). Cette dernière représente même plus de la moitié du produit intérieur brut, ce fameux PIB tant invoqué. En Allemagne, la consommation intérieure, boostée par une récente augmentation des salaires, vient d’apparaître comme une bouée de sauvetage, le commerce extérieur ayant pâti des politiques d’austérité en vogue dans nombre de pays occidentaux clients du pays. De l’aveu même de la Commission européenne, le PIB de la France devrait cette année flirter avec les 1,3%, et celui de l’Allemagne n’atteindrait que 0,5 %, et ce grâce à une consommation salvatrice.

Consumer

Le mot consommation, selon son étymologie, dérive du latin consummare, signifiant faire la somme, achever, consommer, via le latin médiéval consummaciun, état de ce qui est mené à son accomplissement, à sa perfection. Les détracteurs de la société de consommation critiquent d’ailleurs le fait de considérer l’acte de consommer comme un but ultime tandis que les décrypteurs de l’économie libidinale voient dans l’excès de consommation et sa stimulation un moyen d’absorber les excédents de production. Il y a aussi des consommations à risque qui ne concernent pas seulement drogues et alcools ou autres produits à consommer avec modération. D’où l’existence des associations de consommateurs (dont l’AFOC, Association Force ouvrière Consommateurs). Mais que consomment le plus les Français ? En 2017, selon l’Insee, c’était le… transport (en milieu rural) et le logement (en ville), devant l’alimentation. Quitte à y consumer grandement leur budget.

Voir en ligne : AFOC