Un rapport parlementaire d’information consacré aux moyens de la DGFIP fait état d’une baisse de 2,4 % des résultats totaux du contrôle fiscal entre 2015 et 2025, passant de 21,2 à 20,7 milliards d’euros. En cause notamment : les baisses d’effectif. Entre 2015 et 2024, le service du contrôle a perdu près de 20 % de ses agents. Un plan annoncé en mai 2023 avait annoncé que les effectifs du contrôle et de la lutte contre la fraude seraient augmentés de 15 % d’ici la fin du quinquennat soit 1 500 ETP supplémentaires
. Mais à fin 2025, seuls 42 ETP avaient été recrutés, auxquels le rapport ajoute quelques dizaines d’emplois pour l’Office national anti-fraudes (ONAF) et l’Unité de renseignement fiscal (URF), soit environ un trentième de l’objectif total du plan
.
Le rapport constate aussi l’inefficacité de l’intelligence artificielle concernant les contrôles approfondis. Il souligne la chute drastique des contrôles réalisés sur place. Ceux-ci étant davantage consommateurs de temps, il n’est plus possible d’en réaliser autant avec un effectif diminué. Alors qu’ils étaient responsables de plus de 70 % du rendement en 2015, ils n’en génèrent plus que 57 %.
Enfin l’analyse souligne l’importance de la « dette technique » de la DGFIP, son indicateur de conformité technologique n’étant que de 52,2 % fin 2025. Une situation due pour partie au sous-investissement chronique dans les moyens humains des services informatiques de la DGFIP
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Revenir sur les coupes massives
Le rapport recommande notamment de créer 2 000 emplois chargés du contrôle d’ici à 2029 et de revenir sur les coupes massives opérées à la DGFIP en définissant, en concertation avec les syndicats, une cible d’effectif permettant à la direction de remplir pleinement toutes ses missions (collecte de l’impôt, gestion des bases fiscales, accompagnement des collectivités...)
. Il demande également de doubler les moyens alloués à la résorption de la dette technique et de créer un véritable service de développement des outils numériques de la DGFIP, afin d’écarter l’externalisation de la conduite des projets informatiques
, très coûteuse et dont les réalisations sont parfois mal adaptées aux besoins des agents.
