Dégradation des conditions de travail, management brutal, craintes pour l’emploi et la pérennité de l’entreprise, entrave au dialogue social, discrimination syndicale… FO tire la sonnette d’alarme sur la situation chez Editis, le géant français de l’édition racheté en 2023 par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.
Le syndicat a demandé l’inscription du déclenchement d’un droit d’alerte économique à l’ordre du jour du prochain CSE central, prévu le 22 janvier. Plusieurs éléments conduisent FO à s’inquiéter de la stratégie de l’actionnaire et de ses conséquences pour Interforum, la filiale dédiée à la distribution et à la diffusion des livres. Et l’annonce faite en décembre dernier de la suppression de 132 postes chez CMI France, groupe de presse (Elle, Version Femina…) également racheté par Daniel Kretinsky en 2023, n’a fait que renforcer les craintes des militants.
Organisation en flex-office
Les salariés de CMI France ont récemment rejoint le siège parisien d’Editis. La direction a profité des travaux d’aménagement pour imposer, sur le site, une organisation du travail en flex-office, c’est-à-dire sans bureau attitré, sans consultation complète ni évaluation préalable des risques, pourtant obligatoires
, dénonçaient le SNPEP-FO et la section fédérale de la FEC-FO en septembre dernier, pointant des conséquences alarmantes aujourd’hui : désorganisation, perte de repères, burn-out et fuite des compétences
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