Etats-Unis : la grève s’étend dans les raffineries pétrolières

International par Evelyne Salamero

Entamée le 1er février, la grève dans les raffineries pétrolières américaines pour des conditions de travail plus sûres et de meilleurs salaires concerne désormais 20% des capacités de production du pays.

Il s’agit du conflit social le plus important dans le secteur du raffinage pétrolier depuis 35 ans. Pas moins de 6 550 membres du syndicat de la métallurgie United Steelworkers (USW, affilié à l’AFL-CIO-) sont en grève ou observent des débrayages sur une quinzaine de sites, en majorité des raffineries, dont la plus importante du pays, celle de Port Arthur au Texas, mais aussi quelques usines chimiques. Ils revendiquent des augmentations de salaires ainsi que de meilleures conditions de travail, dans le cadre d’une nouvelle convention collective pour les trois années à venir, la précédente ayant expiré au 31 janvier 2014.

Effectifs insuffisants

« Nous sommes déterminés à obtenir une accord qui convienne aux deux parties mais les questions d’effectifs suffisants, de fatigue des travailleurs et d’autres problèmes de sécurité importants doivent être réglés » a indiqué le 21 février, Tom Conway, vice-président du syndicat. L’USW s’oppose notamment au fait que les travaux de maintenance soient effectués par des travailleurs temporaires insuffisamment formés.

Le conflit s’est étendu le 21 février après que les négociations avec la compagnie Shell Oil, filiale du géant Royal Dutch Shell, ont été de nouveau interrompues.

Evelyne Salamero Journaliste à L’inFO militante

Sur le même sujet

Une course à la compétitivité bien cher payée

International par Pascal Pavageau, Secteur Économique, Secteur Europe - International

Parmi les enjeux négociés dans le projet de TTIP, deux d’entre eux sont particulièrement polémiques : la soi-disante convergence réglementaire entre les normes européennes et américaines et l’instauration d’une clause d’arbitrage (ISDS) censée juger tout conflit entre une entreprise privé américaine ou européenne et les États signataires du TTIP.

Intelligence artificielle : la France veut enrayer la fuite des chercheurs

Nouvelles technologies par Clarisse Josselin

Emmanuel Macron a dévoilé le 29 mars son plan pour que la France devienne l’un des leaders en matière d’intelligence artificielle. Il a annoncé un investissement de 1.5 milliard d’euros. S’il souhaite attirer et garder en France les meilleurs chercheurs, il refuse en revanche de doubler leur salaire, comme le préconise le rapport de Cédric Villani.