C’est extrêmement violent, dans les centres les salariés sont super inquiets et même les directeurs n’ont aucune information à leur donner
, résume Jean-Marc Lemée, secrétaire général du SFNFPA-FO. L’AFPA a en effet annoncé le 15 septembre un projet de restructuration et de réorganisation qui prévoit jusqu’à 867 licenciements (sur 5 700 emplois) et la fermeture de trente centres sur cent quarante-deux (dont neuf seront transférés vers un autre site). Au moment de la réunion du conseil d’administration au cours duquel la décision était votée, des salariés s’étaient mobilisés en intersyndicale et manifestaient dans et devant le siège de l’agence à Montreuil. D’autres ont appris la nouvelle à la radio.
Tout faire pour éviter les licenciements
La procédure de consultation des CSE démarrera le 24 septembre. Nous allons nous battre contre ce projet et tout faire pour éviter les licenciements
, appuie Jean-Marc Lemée. Le plan prévoit la cession partielle ou complète de soixante-huit sites immobiliers appartenant à l’agence. Il annonce également la création de 400 postes de développement commercial. On verra bien, mais lors du précédent PSE, en 2018, déjà six cents créations de postes avaient été annoncées et seules environ quatre cents ont été finalisées
, remarque le secrétaire général du syndicat FO.
Dans tous les cas, les fermetures annoncées entameront encore davantage le maillage territorial de la formation professionnelle. Cela signifie qu’il n’y aura plus d’égal accès à la formation
, ajoute Patrick Peyrebesse, secrétaire national et trésorier du SFNFPA-FO.
L’AFPA est dans la tourmente depuis de nombreuses années. Le transfert de compétence de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi de l’État aux régions en 2004, puis l’ouverture du secteur à la concurrence en 2009 ont vu la part de marché
de l’AFPA dans la commande publique chuter progressivement. Mais il y a d’autres solutions que notre démantèlement,
Le SFNFPA-FO revendique par ailleurs un retour au financement direct de l’État.
