Sur fond de tensions sociales, même si cette violence-là est silencieuse et n’intéresse pas les médias, le géant suédois de l’ameublement sort l’artillerie lourde : réorganisation du siège, suppressions de postes, contestation du calendrier social… Près de 300 emplois seraient ainsi supprimés.
À l’issue de près de trois heures d’échanges houleux, la section syndicale FO IKEA s’inquiète des conséquences de ces projets sur la santé et la sécurité des salariés, qui restent les grands absents de cette réorganisation.
La Direction de l’enseigne présente cette transformation comme indispensable pour préserver la compétitivité de l’entreprise. Pour FO, il s’agit d’une restructuration dangereuse, dans un contexte où les conditions de travail sont déjà dégradées et où la justification économique de ces suppressions d’emplois reste floue, au regard de la rentabilité du groupe. IKEA licencie en France alors même que l’entreprise bénéficie chaque année de millions d’euros d’argent public, sans aucune contrepartie.
L’argument désormais à la mode d’une organisation trop lente, qu’il faudrait rendre plus agile et davantage tournée vers les magasins et les clients, relègue une nouvelle fois les salariés au dernier rang. Pourtant, ce sont bien eux qui font fonctionner l’entreprise au quotidien et contribuent directement à sa performance économique.
FO dénonce une stratégie qui fait passer la performance économique avant la santé et la sécurité des salariés. Demain, ceux qui resteront devront-ils encore faire davantage avec moins de moyens, alors qu’ils sont déjà soumis à de fortes contraintes, notamment liées aux primes à la performance ?
Rappelons qu’IKEA est engagé depuis 2019 dans des réorganisations successives de ses services, sans que les représentants du personnel puissent constater d’améliorations significatives en matière d’emploi et de conditions de travail.
Pour la Section Fédérale du Commerce & VRP de la FEC FO et la section syndicale FO IKEA, les salariés ne doivent pas être une variable d’ajustement au service de la rentabilité du groupe.
Derrière chaque poste supprimé, il y a un salarié, une famille et un avenir. Cet avenir ne peut pas se résumer à un tableau de chiffres !
