Renault : FO d’accord pour anticiper l’avenir, mais sans oublier le présent

Fédération FO Métaux par Métaux

© Jean-Claude MOSCHETTI/REA

Communiqué de FO Métaux

Avec le projet « Re-Factory » présenté le 25 novembre pour le site de Flins, Renault fait un pari sur l’avenir : celui de passer de la production de véhicules neufs au reconditionnement de véhicules d’occasion, au traitement de fin de vie des véhicules et de leurs composants avec une ambition de 3 000 emplois à l’horizon 2030. Si FO reconnait là l’esprit pionnier qui a souvent réussi à Renault par le passé et salue l’ambition pour demain autant que la volonté d’anticiper les changements dans le monde automobile, elle demande à ce que les problématiques d’aujourd’hui ne soient pas oubliées. D’autant qu’elles conditionnent en partie la réussite de demain.

Pour FO, la transformation des activités de Flins vers un Ecosystème d’Economie Circulaire suppose plusieurs prérequis, dont la réussite du transfert des compétences et des savoir-faire des salariés de Choisy-le-Roi, spécialisés dans le reconditionnement des organes mécaniques et, de fait, déjà acteurs incontournables de l’Economie Circulaire. Car s’il est bon de se donner des objectifs, il est encore mieux de les atteindre ! C’est la stratégie et les moyens qui seront mis en place qui garantiront les conditions de réussite de l’approche innovante de « Re-Factory ». Cela passe essentiellement par l’accompagnement et la montée en compétences, les parcours professionnels, les perspectives d’évolution vers les métiers d’avenir pour les salariés de Choisy-le-Roi… Sur ces points, des négociations sont en cours, avec la forte implication de notre organisation pour défendre les intérêts des salariés, leur emploi et sécuriser leur avenir professionnel, en priorité au sein de Renault. Une solution devra être proposée pour chacun des salariés concernés.

Le message de la direction aux élus FO a été clair : à long terme, il n’est plus possible de garantir un avenir rentable dans l’assemblage de véhicules à Flins. En France les conditions ne seraient toujours pas réunies pour protéger notre industrie face à une concurrence de plus en plus agressive. Pour Renault, c’est un triste constat. Pour FO, ce n’est pas une fatalité ! Le combat pour la défense de l’industrie et de ses emplois en France continue !

Métaux Secrétaire général

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