L a plus longue grève de l’histoire moderne de la Suède s’est achevée mi-août, et le rapport de force n’a cette fois pas été favorable aux salariés. Depuis octobre 2023, une dizaine d’ateliers de réparation du constructeur automobile américain Tesla étaient mobilisés, à l’initiative du syndicat IF Metall, pour obtenir une convention collective. Négociés par les syndicats et les employeurs, ces textes sont à la base du modèle suédois du marché du travail.
Attaques contre le modèle des conventions collectives
Mais Elon Musk, le P-DG de Tesla, et ses managers ne sont pas de cet avis. L’entreprise s’est montrée inflexible malgré le soutien de l’opinion publique au mouvement et les grèves de solidarité organisées par les dockers, les postiers ou encore le personnel de ménage. En négociant des fins de contrat aux indemnités avantageuses avec les grévistes épuisés, Tesla s’est arrangé pour mettre fin de facto à la grève. Les États-Unis et leurs multinationales exercent une forte influence contre le modèle européen,
