Dossiers

Un ensemble de documents de référence, toujours disponibles et actualisés à chaque fois que c’est nécessaire. Dans tous les domaines où FO a vocation à intervenir et à faire entendre la voix des salariés, les services de la confédération élaborent des analyses étayées sur des données économiques, sociales et légales incontestables. C’est à partir de ces travaux que sont mises au point les prises de position des responsables de FO dans leurs interventions publiques et dans les diverses instances où ils représentent leur organisation.

On trouvera ici une sélection de ces textes, base d’une information complète pour tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent à la situation des travailleurs en France et dans le monde.

  • Dossier Climat

    La COP, ou conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adoptée lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, le 9 mai 1992, réunit chaque année les 195 États membres ainsi que l’UE en tant que telle.
    La 23e des conférences annuelles (COP23) sera organisée par les îles Fidji (mais tenue à Bonn pour des raisons logistiques). Elle se déroulera du 6 novembre 2017 au 17 novembre 2017.

  • Dossier Traités de libre-échange commerciaux

    « Le congrès dénonce les tractations menées en catimini par la Commission européenne avec d’autres États sur les projets de traités de “libres échanges commerciaux” (Ceta, Tisa et TTIP ) qui organisent de nouvelles libéralisations de marchés, dérèglementations par une harmonisation des normes sociales par le bas et privatisations tout en faisant primer les libertés économiques sur les droits sociaux. »
    Résolution générale : Les revendications maintenant, la République encore, l’indépendance toujours (XXIIIe Congrès confédéral de FO - Tours du 2 au 6 février 2015)

  • Dossier Égalité professionnelle

    Certes les femmes ont maintenant le droit de porter des pantalons, d’aller voter, d’ouvrir un compte en banque et de travailler sans l’autorisation de leur mari…. mais elles ne sont toujours pas sur un pied d’égalité avec les hommes.

  • Dossier fiscalité

    « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

    Article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

  • Connaître sa retraite

    Ce fascicule, dont les informations proviennent du GIP Union Retraite, n’a pas la prétention de figurer au rang des « guides techniques de la retraite » déjà nombreux sur le marché. Notre ambition est de fournir à tous les syndicats un outil retraite, aussi didactique que possible leur permettant de répondre aux préoccupations quotidiennes des salariés.

    C’est pourquoi vous y trouverez, aussi souvent que nécessaire, des exemples pratiques illustrant les principales règles de droit en vigueur.

  • Dossier Compte pénibilité

    Si FO salue le principe d’un compte pénibilité, elle avait voté contre les projets de décrets au sein de nombreux conseils. Elle déplore le manque d’ambition des seuils d’exposition, l’absence des risques psychosociaux et le report partiel à 2016.

  • Dossier FO Jeunes

    FO Jeunes c’est quoi ? Sous le nom FO Jeunes se regroupent des militants Force Ouvrière, jeunes et moins jeunes, dans le but de réfléchir aux problématiques de la jeunesse, travailler en interprofessionnel et échanger, progresser auprès des militants expérimentés.

  • Dossier Loi Travail

    Le projet de loi Travail devait être présenté en Conseil des ministres le 9 mars et les travaux parlementaires débuter le 4 avril. Temps de travail, heures supplémentaires, forfait-jours, référendum, licenciement économique mais aussi médecine du travail jusqu’au bulletin de paie électronique, tout y passe, tour d’horizon.

  • Dossier MAP (Modernisation de l’action publique)

    Du Comité interministériel pour la Réforme de l’État de Jacques Chirac à la MAP de François Hollande, en passant par la RGPP de Nicolas Sarkozy, les attaques brutales contre les services publics se succèdent et s’amplifient. Usagers, agents et territoires sont les victimes de choix politiques peu médiatisés mais aux conséquences profondes.

  • Dossier Pacte de responsabilité

    Après le « choc de compétitivité » mis en œuvre à la suite de son élection, le président de la République réaffirme son tropisme patronal en prônant un « pacte de responsabilité » qui, sous couvert de donnant-donnant, constitue en réalité un cadeau au patronat.

En complément

Agenda

Tous les événements à venir

  • Jeudi 17 janvier de 12h30 à 13h30

    LCI
    Yves Veyrier sera invité en direct dans l’émission « LCI Midi », présentée par Marie-Aline Meliyi et (...)

Éphéméride

16 janvier 1870

Les ouvriers du Creusot réclament la gestion de la caisse de solidarité
En décembre 1869, les ouvriers du Creusot réclament la gestion de la caisse de solidarité. Le 16 janvier 1870, une forte majorité souhaite la gestion de la caisse de secours par les ouvriers. La grève est alors générale. Article de René Gibère paru dans Force Ouvrière n°477, daté du 31 mars 1955. Dans (...)

En décembre 1869, les ouvriers du Creusot réclament la gestion de la caisse de solidarité. Le 16 janvier 1870, une forte majorité souhaite la gestion de la caisse de secours par les ouvriers. La grève est alors générale.

Article de René Gibère paru dans Force Ouvrière n°477, daté du 31 mars 1955.

Dans l’histoire du mouvement corporatif, les grèves qui se sont produites dans les usines du Creusot, en janvier et en mars 1870, retiennent l’attention par les faits particuliers qui en furent la cause.

Ces deux grèves, par leur caractère et par leur évolution, reflètent indubitablement l’état d’esprit du patronat de l’époque et le comportement psychologique des travailleurs qui étaient arrivés à un degré plus élevé de la conscience syndicale.

En 1870, dans les usines Schneider, il régnait d’étranges habitude, qui a juste raison, révoltaient les travailleurs : le mouchardage était organisé et imposé par la direction. Édouard Dolléans raconte que « le règlement d’atelier prévoyait une amende de 50 francs à un ouvrier pour n’avoir pas dénoncé un camarade ».

Mais l’origine de la grève de janvier était la Caisse de secours, gérée par la direction, et fournie par une retenue de 2,5% sur le salaire de tous les ouvriers. Elle décida de la confier aux travailleurs, ceux-ci désignèrent leur camarade Assi, pour transformer la Caisse de secours en Société de secours mutuels. M. Schneider, pour montrer sa désapprobation, licencia Assi, et les ouvriers, par solidarité avec leur camarade, quittèrent l’atelier. Une délégation de grévistes fut reçue par l’industriel qui leur reprocha leur « esprit l’opposition » et leur annonça qu’il refusait de discuter avec eux, « sous l’influence de la pression ». Pour assurer sa sécurité, M. Schneider fit venir au Creusot 4.000 hommes de troupe et, devant cette provocation, les travailleurs décidèrent la poursuite de la grève.

Le 23 janvier 1870, la Marseillaise écrivait : « Faire grève est chose terrible ; pour un rien, on fusille et l’on assomme. Les ouvriers du Creusot organisent le refus du travail, assument la responsabilité de la faim et de la misère, et cela, en silence, sans tumulte, sans bruit, sans émeute. »

Cependant, les Sociétés ouvrières de Paris et les sections parisiennes avaient réagi vigoureusement en publiant dans la Marseillaise un manifeste, signé par Varlin et Benoît Malon, sur la vérité de la grève. Quelques jours après, dans le même journal, la Chambre syndicale des Ouvriers mécaniciens de Paris faisait un appel pressant pour aider matériellement les grévistes du Creusot.

En février, le travail reprit, mais, le 22 mars, la direction opéra une diminution de 30 à 60 centimes par jour, pour rattraper le profit perdu pendant la première grève. Les travailleurs ripostèrent aussitôt par la cessation du travail. M. Schneider, furieux, déclara : « Je ne parlementerai pas avec ces voyous. » Et le tribunal d’Autun, au service du patronat, condamna 24 grévistes à 298 mois de prison.

Mais les travailleurs en grève au Creusot n’étaient pas abandonnés à leur sort douloureux dans ces jours difficiles. La solidarité jouait en leur faveur. La Chambre fédérale de Paris fit une souscription. La Chambre fédérale de Marseille, les Sociétés ouvrières de Lyon, les travailleurs de Mulhouse les avaient secourus généreusement.

À propos des grèves du Creusot, le manifeste de la Section internationale de Rouen, signé par Aubry, et adressé aux ouvriers du département, est significatif : « Des milliers d’ouvriers réclament au nom de la loi des coalitions, une augmentation de la part qu’ils apportent dans la production de la richesse... Un seul homme, manipulateur de plusieurs millions, abuse de sa position et dédaigne toute conciliation. »

Si les grèves échouèrent, le mécontentement continuait à gronder ; la conscience ouvrière était en marche. On était à la veille de graves événements et à un tournant décisif dans l’histoire de France.