Frédéric Souillot : « Ne jamais céder à la violence ! »

Les éditoriaux du secrétaire général par Frédéric Souillot, Secrétariat général

Les images de la journée du 17 octobre ne peuvent que susciter effarement, colère et incompréhension : colère face à des bâtiments publics saccagés ou incendiés – la mairie de Limoges, la préfecture de Bordeaux ou l’office du tourisme de Lyon –, face à des commerces vandalisés et pillés, incompréhension car les violences et destructions n’ont jamais fait avancer les revendications, quelles qu’elles soient.

Au contraire, elles discréditent les revendications légitimes des manifestants, notamment celles des lycéens et étudiants qui sont descendus dans la rue samedi dernier.

Dès dimanche matin, la confédération a jugé nécessaire de communiquer pour condamner les violences et rappeler que le droit de manifester ne donne pas le droit de casser, piller, brûler. Réaffirmer aussi que la République, la démocratie, doivent être respectées, défendues et protégées !

Force Ouvrière a redit tout son soutien aux policiers nationaux et municipaux, aux pompiers, aux agents des préfectures et plus généralement à l’ensemble des agents publics mobilisés dans ce contexte de tensions. Ils accomplissent leurs missions dans des conditions particulièrement difficiles, avec professionnalisme et courage pour protéger la République. La confédération a également réitéré son soutien plein et entier à tous les salariés et agents de la fonction publique confrontés aux conséquences des dégradations commises samedi.

Et maintenant ? Depuis le début des mobilisations, notamment lycéennes, l’exécutif semble dépassé par la situation et peine toujours à trouver des solutions. Le président de la République somme les organisations syndicales de condamner les violences, nous ne l’avons pas attendu. Et l’exécutif nous invite, ou plutôt nous convoque pour imaginer des réponses à une crise qu’il n’a pas vue venir, qu’il ne comprend pas et dont il ne sait pas comment sortir.

FO renouvelle son appel à la mobilisation le 5 novembre

Dans ce contexte, devons-nous taire nos revendications ? Certainement pas. Le chaos du 17 octobre n’étouffe pas les attentes légitimes des travailleurs que nous représentons et qui attendent des réponses concrètes… Les lycéens ne sont toujours pas entendus, sur leurs emplois du temps, leurs conditions d’études, l’état des locaux et des établissements, la fin de Parcoursup, véritable machine à trier les élèves, qui met à mal leur avenir étudiant et professionnel.

C’est pourquoi FO renouvelle son appel à la mobilisation le 5 novembre, pour l’emploi, l’augmentation des salaires, dans le public et dans le privé, le blocage des prix, la défense des services publics. Renoncer à manifester, ce serait céder aux pilleurs et aux casseurs.

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Frédéric Souillot Secrétaire général de Force Ouvrière

Secrétariat général Le Secrétaire général de la Confédération la représente et en est le porte-parole. Il assure la coordination du bureau confédéral et la mise en œuvre des orientations décidées par les instances confédérales.