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La retraite n’est pas un concept !

, Philippe Pihet, Union Confédérale des Retraités-FO

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Edito par Philippe Pihet, Secrétaire général de l’UCR-FO

Lettre UCR n°98
PDF - 1.3 Mo

Cette campagne électorale présente une nouveauté… elle permet d’aborder les questions de Sécurité sociale !

Un candidat, sans doute influencé par son entourage, avait des propositions pour le moins radicales. Les autres prétendants ont fait à leur tour assaut de propositions, sinon de promesses, qui rappelons-le, n’engagent que ceux qui y croient.

En revanche, le sujet de la retraite n’a pas été traité à la hauteur de ce qu’il représente. Il est tout à fait déplorable que la retraite soit réduite à un concept de dépenses publiques, forcément insoutenables et donc à laquelle il faut appliquer des remèdes puissants.

La retraite, c’est avant tout un droit que les femmes et les hommes aujourd’hui retraités ont construit tout au long de leur vie active. La retraite est un revenu d’existence versé à celles et ceux qui ont financé la retraite de leurs aînés. Cela se nomme répartition, si ce mécanisme n’est, au moins en apparence, pas contesté, il convient de rester toujours vigilants quant à sa défense. Au détour d’une énième « réforme », la répartition pourrait finir par être perçue comme un système désuet, voire sans avenir, auquel il serait bon d’ajouter un « étage » supplémentaire en capitalisation. Le fait de qualifier ce système par répartition de « sans avenir », c’est déjà l’attaquer. Les camarades qui ont participé à la journée de mobilisation du 30 mars dernier doivent être salués : ils contribuent au maintien d’un mécanisme solidaire entre les générations.

Revenons à la campagne électorale, cette fois pour déplorer que la perte d’autonomie ne soit pas un sujet de premier plan. La loi d’Adaptation de la société au vieillissement (ASV) a fait un pas dans le bon sens. Mais seulement un pas, le volet financier n’existe pas ou si peu. Encore une fois, rappelons que la perte d’autonomie est un risque du grand âge, pas une fatalité. Un risque, cela s’assure, comme la maladie par exemple.

C’est pour cela que FO revendique une couverture de ce risque calquée sur l’assurance-maladie. Ce que la Sécurité sociale a apporté en termes de solvabilisation des soins, elle pourrait l’apporter en termes de prise en charge de la perte d’autonomie. Cela diminuerait grandement le reste à charge des personnes dépendantes, ou de leur famille.

Si le concept de pays développé signifie encore quelque chose, alors les pouvoirs publics, une fois passée la campagne, devront enfin apporter une solution qui fasse que la dignité de chacun soit respectée quelle que soit sa fragilité.

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Philippe Pihet

Secrétaire confédéral - Secteur retraites


Retraites régime général et régimes de base - Retraites complémentaires - Prévoyance sociale - UCR - Mutualité


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