Le vote par l’Assemblée nationale, le 29 octobre, en première lecture, de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH
est une première étape estime la FNEC FP-FO. Mais le 5 novembre, toujours avec la revendication d’un statut avec un vrai salaire !
, les AESH, ces personnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap, ont encore toutes les raisons d’être dans la rue. Et toujours avec FO à leur côté. De son côté, le ministère de l’Education nationale renvoie à janvier les négociations avec les syndicats concernant les AESH, en grande majorité des femmes. Or, pour la Fnec FP-FO, il est hors de question que cette échéance serve à différer une nouvelle fois les réponses attendues depuis si longtemps.
Les AESH (environ 140 000), revendiquent en effet un vrai statut, avec des conditions de travail et de rémunération leur permettant de vivre dignement de leur travail. Ce sujet, nous le portons depuis longtemps. Et nous ne nous contenterons pas d’un statut au rabais
, prévient Maxime Sanchez pour la FNEC FP-FO. FO exige que toutes les AESH qui le souhaitent puissent obtenir un statut de fonctionnaire. Pour l’instant, l’absence de statut se traduit pour ces personnels par une précarité accrue et une incertitude quant à leur devenir professionnel à chaque fin d’année scolaire. Pour la Fnec, la proposition de loi (si elle était définitivement adoptée, Ndlr) permettrait aux AESH en activité au 1 er septembre 2026 d’être nommées fonctionnaire stagiaire. C’est une avancée. Et l’expérience acquise par ces personnels doit être reconnue. Aucune AESH ne doit être écartée de la titularisation au motif qu’elle ne possède pas le diplôme exigé ou qu’elle n’a pas passé de concours.
Les revendications de FO portent également sur le temps de travail. Ce statut doit impliquer un temps plein de 24 heures, et pas d’entourloupe sur les missions supplémentaires !
. Alors que le projet de pseudo statut porté par le ministère de l’Education nationale prévoit d’autres missions en complément de ces 24h, la Fnec FP-FO revendique un décret immédiat pour garantir cette disposition.
FO continue par ailleurs de s’opposer à la mutualisation (sur différents établissements) des personnels AESH et à l’inclusion systématique des élèves en situation de handicap. Ainsi, pour FO, il est hors de question que les AESH soient déplacées au gré des besoins, que leur travail soit soumis à une logique de mutualisation et que les élèves soient privés de l’accompagnement et des soins auxquels ils ont droit.
Une journée en deux temps
Le 5 novembre, les AESH montent
donc à Paris. La date de cette action nationale propre à ces personnels avait été retenue bien avant que soit fixée celle de la mobilisation interprofessionnelle. C’est donc une journée en deux temps que vont vivre les AESH. Le matin, un rassemblement est ainsi prévu à midi au ministère de l’Éducation nationale, pour porter les revendications. Puis, les militants rejoindront le cortège de la manifestation interprofessionnelle. Les AESH, avec leurs revendications, ont toute leur place dans cette mobilisation interprofessionnelle. Mais il fallait marquer leur spécificité, avec ce premier rassemblement
, souligne Maxime Sanchez.
