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Le Groupe Go Sport se sépare de Courir

, Employés et Cadres

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Par Mickael DenetTravail personnel, CC BY-SA 3.0

Communiqué de la Fédération des Employés et Cadres Force Ouvrière - Section fédérale du Commerce & VRP

La presse en parlait cet été, la direction du groupe Go Sport vient de le confirmer après avoir méprisé cette information, il y a bien un projet de vente de l’enseigne Courir pour une somme d’environ 283 millions d’euros.

L’actionnaire avait, semble-t-il, besoin de fonds pour rembourser les banques, c’est chose faite. Mais il ne semble pas en rester là… Quelle est la suite pour l’enseigne Go Sport qui n’a pas la même valeur sur le marché que Courir, avec un taux d’endettement (environ 180 millions d’euros) et des résultats bien négatifs (environ -12 millions d’Ebidta) ? Les membres du CE Go Sport France ont déclenché un droit d’alerte sur ce projet qui semble déjà bien ficelé mais pour autant rempli de zones d’ombres sur la transaction, sur l’avenir des enseignes et des salariés. L’enseigne Go Sport pourrait-elle perdurer seule ? Les banques investiraient-elles de nouveau ? Ou serions-nous rachetés ?

Il est sans rappeler que depuis 2014 la société a procédé à la fermeture d’environ
30 magasins Go Sport. Nous observons sur cette même période une baisse des effectifs, à titre d’exemple, entre 2014 et 2015, une réduction d’effectif de 865 salariés, des licenciements économiques individuels qui dépassent le seuil légal autorisé avec des indemnités qui frôlent le ridicule puisqu’au minimum légal !

Cependant, les affaires vont bien pour le comité de direction.

En 2017, 800 000 euros environ sont accordés à une poignée de salariés du siège (a priori, le comité de direction) alors que les salariés des magasins Go Sport n’ont rien obtenu en matière d’augmentation salariale, sous prétexte que l’enseigne est en difficulté).

En ce qui concerne la rémunération de l’actionnaire cela reste tabou…

Il est évident qu’il y a deux poids deux mesures entre les décideurs qui restent à leur poste pendant que d’autres, se tuent à la tâche, malgré le manque de bras, de moyens et de reconnaissance pour remplir les poches des patrons. Ces mêmes salariés qui pensent bien faire en acceptant de n’avoir aucune augmentation de salaire en évitant, ainsi, un licenciement économique.

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Employés et Cadres

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