Migrants, réfugiés, le désarroi européen

Drames par Mathieu Lapprand

Opération de sauvetage au large de Lampedusa (Italie). © ROPI-REA

Drames Devant les tragédies qui se succèdent et s’amplifient en Méditerranée, l’Union européenne ne parvient toujours pas à coordonner une réponse humanitaire.

« En 2013, les migrations internationales concernaient 3 % de la population mondiale, soit environ 232 millions de personnes, selon les Nations unies. Tensions démographiques, sous-développement, conflits armés ou encore catastrophes naturelles, les causes des migrations comme les profils des migrants ont évolué ces dernières années. Les premiers pays d’immigration en valeur absolue sont les États-Unis, la Russie, l’Allemagne, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. »

Aujourd’hui, autant de migrants Sud-Sud que Sud-Nord

Mais selon les Nations unies, l’attractivité nouvelle de certains pays a transformé des zones de départ en pays d’accueil. Ainsi, les migrations Sud-Sud concernent dorénavant autant de personnes que les migrations Sud-Nord. Ces situations sont fluctuantes, un pays comme la Syrie a accueilli des réfugiés du Liban ou d’Irak (jusqu’à 700 000) avant de devenir une terre d’émigration depuis le début de la guerre civile en 2011.

Les institutions européennes paraissent démunies devant l’augmentation du nombre de réfugiés au sud et à l’est de l’UE. De janvier à juillet 2015, l’agence européenne Frontex a recensé 340 000 arrivées contre 123 500 en 2014 sur la même période. L’urgence d’une réponse humanitaire doit être accompagnée d’une action effective pour la stabilisation politique et sociale des pays où les populations n’ont que l’exil comme moyen de survie.

Mathieu Lapprand Journaliste à L’inFO militante

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