Salariés Pimkie bradés et méprisés : FO ne signera pas !

Commerce par Employés et Cadres

© Ian HANNING/REA

Communiqué de la Fédération des Employés et Cadres Force Ouvrière - Section fédérale du Commerce & VRP

Il aura fallu faire échec à une Rupture Conventionnelle Collective, le nouveau dispositif de la loi Macron permettant des licenciements collectifs sans motif, pour que la direction revienne à un Plan de Départ Volontaire pour difficultés économiques. Ce qui n’a pas été chose facile. Une intersyndicale FO-CGT-CFDT a été solidaire en la circonstance. Plein de bonnes volontés. FO a signé un accord de méthode : une étape, pensait-on essentielle pour négocier des mesures supra-légales, mais aussi des reclassements, des formations, des accompagnements (par un cabinet spécialisé), des mesures d’âge, etc. De longues séances de négociations se sont tenues sur un temps très court. Alors que nous pensions ainsi réellement négocier, force a été de constater d’heure en heure que la loyauté, principe de base de toute négociation, n’était pas au rendez-vous de la part de la direction et pour cause, les difficultés financières annoncées ne proviennent pas de France mais d’Allemagne ! Puis un montage financier avec des subprimes creuse le tout. Aucune des 3 revendications énoncées « incontournables » par la section FO Pimkie n’a été sérieusement négociée par la direction. Pire ! La section FO n’a, à aucun moment, eu de réponse de la direction.

FO revendiquait :

 Les mêmes conditions supra-légales que lors du PSE de 2009/2010 pour les salariés présents à cette date.

 Egalité de traitement pour les 83 salariés disposant d’une clause de mobilité, mise en œuvre actuellement de manière dévoyée. Car il ne s’agit pas d’offrir des postes disponibles mais de provoquer des sureffectifs, pour ensuite licencier pour motif personnel si le turn-over ne fait pas son œuvre (et à bas coût ; vous le comprenez-bien !).

 Des licenciements pour motif économique et non des ruptures conventionnelles amiables.

Signer un accord c’est marquer son assentiment à chaque disposition prise, à chaque mot écrit, à chacune de ses conséquences. Les membres de la section syndicale FO Pimkie refusent de participer à la grande braderie que Pimkie organise pour se séparer de ses salariés. Refuser une Rupture Conventionnelle Collective pour se voir, in fine, proposer 291 ruptures conventionnelles amiables ? De qui se moque-t-on ? Nous refusons le mépris des dirigeants Pimkie.

FO ne signera pas d’accord de départ volontaire.

Employés et Cadres Secrétaire Général

Sur le même sujet

Les Pimkie à l’heure d’une ultime et rude négociation

Emploi et Salaires par Valérie Forgeront

C’est l’ultime négociation. Depuis ce matin 28 février, la direction de Pimkie et les syndicats dont FO, discutent encore une fois des termes du plan de départs volontaires. En l’absence d’accord, la direction pourrait décider unilatéralement des modalités de ce plan qui impacte près de 300 salariés.

Happychic : 466 suppressions de postes qui révoltent les salariés

Commerce par Valérie Forgeront

Le groupe de prêt à porter Happychic appartenant à l’association familiale Mulliez (Auchan…) a annoncé à la mi-juillet une restructuration par fusion de ses enseignes. L’annonce porte aussi la suppression de 466 postes en France, la fermeture de quatre-vingt-huit magasins sans compter celle d’un entrepôt et la suppression de dizaines de postes au siège de Roubaix.