En 2020, grâce à l’ordonnance « Covid » du 20 mai, la société Alinea, propriété de la galaxie Mulliez, a déposé le bilan pour 17 magasins et s’est délestée de près de 1 000 salariés.
Dans la foulée, la société NEOMARCHE, elle aussi issue de la galaxie Mulliez, a présenté une offre opportuniste de reprise des 9 magasins restants, permettant au passage l’effacement de près de 120 millions d’euros de dettes.
Aujourd’hui, l’enseigne se retrouve une nouvelle fois placée dans un cadre de redressement judiciaire, assorti d’un processus de cession, plongeant les 1 200 salariés dans une énième inquiétude légitime quant à leur avenir.
Ce n’est plus une crise, c’est une méthode : procédures collectives, dettes allégées, aides publiques en toile de fond… et licenciements à la chaîne. La justice l’a déjà rappelé dans le dossier Auchan : un groupe de cette taille doit reclasser avant de licencier massivement. On ne peut pas faire comme si une enseigne était isolée quand elle appartient à un empire de la distribution. Pendant que les commissions politiques dénoncent les grands groupes qui captent l’argent public tout en restructurant, les salariés d’Alinéa en paient le prix.
Des centaines de salariés risquent de se retrouver sur le carreau, tandis que l’actionnaire bien portant refuse toujours de mettre en place des mesures d’accompagnement acceptables au regard des moyens du groupe.
Les négociations engagées sont très loin d’être à la hauteur des attentes des salariés d’Alinea et de notre section Force Ouvrière. Les moyens mobilisés doivent être au niveau de ceux de la galaxie Mulliez, un groupe qui, rappelons-le, bénéficie chaque année de millions d’euros d’argent public sans aucune contrepartie ni demande de justification de la part de l’État.
Face à cette situation inacceptable, les salariés d’Alinea, soutenus par notre Section Fédérale Commerce & VRP et notre Section FEC FO Alinéa, seront en grève le samedi 14 février 2026 afin d’exprimer leur colère et leur écœurement.
Les milliardaires Mulliez doivent prendre leurs responsabilités de 6ᵉ fortune de France et mettre la main à la poche.
