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Les « zones blanches » de la téléphonie mobile enfin éradiquées ?

, Michel Pourcelot

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Les opérateurs vont-ils réellement colmater les trous dans la couverture téléphonique mobile ? En tout cas, c’est la volonté affichée d’un nouvel accord entre gouvernement et opérateurs pour mettre fin aux « zones blanches ».

Ces fameuses zones blanches ont comme une ressemblance avec les paradis fiscaux : elles disparaissent pour être mieux supprimées par la suite. Les voici donc de retour pour une fin annoncée en 2020, selon un accord passé entre le gouvernement et quatre opérateurs téléphoniques, présenté le 14 janvier par le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires. Son coût : près de 3 milliards d’euros. Il a été largement souligné que l’État, donc le contribuable, ne mettra pas la main à la poche. En revanche, concernant le client, seul un des opérateurs a précisé qu’il n’augmenterait pas ses tarifs. Du moins pour cette raison. De plus, selon le secrétaire d’État, le gouvernement a en contrepartie renoncé à l’avancement de la mise aux enchères du renouvellement de fréquences, remplissant le vœu du président de l’Arcep, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, très en ligne avec les conceptions libérales des hautes sphères.

Des trains de retard

24e

C’est la place qu’occupe la France, sur une liste de 28 pays, au classement européen de la couverture 4G, selon l’Arcep.

Le retard de la France en matière d’Internet mobile, notamment en 4G, commençait à être par ailleurs très gênant, une grande partie de la nouvelle économie en pâtissant. Au début de 2017, après déjà au moins trois plans gouvernementaux pour remédier à la situation, 541 communes étaient toujours officiellement classées en zone blanche, mais cette liste ne comporte pas les endroits où les communications passent mal ou périodiquement, sans compter celles où les réparations s’éternisent juste parce qu’elles se trouvent dans des zones peu rentables. La fracture numérique relève plus de l’économique que de l’informatique. Les opérateurs vont donc pyloner les zones concernées et aussi couvrir les principaux axes de transport, notamment les 30 000 km de lignes ferroviaires, TER compris. Peut-être qu’à Saint-Vert, en Haute-Loire, il ne faudra bientôt plus aller dans la forêt pour capter la 3G, mais près de la voie ferrée, du moins si la ligne est assez fréquentée.

 

Zoom : La promesse d’explosion des points 4G
D’ici à 2020, plus de 10 000 communes qui sont aujourd’hui en 2G ou 3G passeront à la 4G, a assuré le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, le 14 janvier. Les opérateurs devront notamment fournir 5 000 installations supplémentaires, soit 20 000 au total, pouvant être mutualisées entre eux.

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